Solitude autistique : quand le monde social devient structurellement hostile

Cet article m’est arrivé sans prévenir, comme souvent, par la bande.

Un papier de Sciences et Avenir, relayant une étude scientifique récente sur la solitude chez les personnes autistes. Rien d’exotique, rien de spectaculaire. Juste un sujet que je connais intimement, pour m’y être heurté toute ma vie, presque chaque jour.

J’ai donc lu l’étude originale. En détail.
Et je me suis dit qu’il était temps d’y ajouter autre chose qu’un résumé journalistique approximatif ou une compassion de surface.
Non pas pour contester la science, ni le travail de cette journaliste, mais pour la lire depuis l’intérieur. Depuis une expérience autistique adulte, informée, stable, et parfaitement capable de reconnaître ce qui, dans ces résultats, relève d’une découverte… ou d’une évidence trop longtemps ignorée.

La solitude autistique, une réalité mal nommée

La solitude est un mot paresseux.
Il sert à désigner trop de choses à la fois, et finit par ne plus rien dire correctement.

Chez les personnes autistes, cette confusion est constante.
On mélange l’isolement social, le retrait volontaire, le besoin de solitude réparatrice, et la solitude subie, celle qui fait mal.
Or ces réalités n’ont ni les mêmes causes, ni les mêmes effets, ni les mêmes implications.

L’étude publiée dans Autism in Adulthood part précisément de ce brouillage conceptuel.
Elle rappelle d’emblée un point que la littérature scientifique a longtemps esquivé : les personnes autistes ne sont pas moins motivées socialement que les autres.
Elles ne sont pas désintéressées des relations, ni incapables de liens profonds.
Ce postulat, pourtant documenté depuis plus d’une décennie, continue d’être contredit par un imaginaire collectif tenace, y compris dans certains travaux académiques.

Ce que l’on interprète comme un retrait social relève souvent d’un mécanisme d’adaptation.
Lorsque l’environnement devient trop bruyant, trop rapide, trop chargé de signaux implicites, se retirer n’est pas un refus du lien, mais une stratégie de survie.
Confondre cette stratégie avec une préférence revient à pathologiser une réponse rationnelle à un contexte inadapté.

L’étude le montre clairement : les personnes autistes interrogées expriment un besoin de relations profondes, stables, signifiantes.
Ce qu’elles rejettent, ce ne sont pas les autres, mais certaines formes de socialisation imposées, superficielles, énergivores, qui laissent peu de place à la compréhension mutuelle.

Nommer correctement les choses est donc la première étape.
Sans cela, la solitude autistique reste perçue comme un trait individuel, alors qu’elle est, pour une large part, le produit d’un monde social conçu sans elles.

Ce que dit réellement l’étude

L’étude publiée dans Autism in Adulthood se distingue d’abord par sa méthodologie.
Elle adopte une approche dite mixed-methods, combinant une analyse quantitative classique et une analyse qualitative fondée sur des échanges libres entre adultes autistes.
Ce choix n’est pas anodin. Il permet de mesurer des corrélations statistiques, tout en laissant une place réelle au vécu subjectif, trop souvent écrasé par des outils d’évaluation mal adaptés.

La première partie repose sur des questionnaires standardisés, administrés à deux groupes distincts : des adultes autistes et des adultes dits neurotypiques.
Les outils mobilisés mesurent la solitude, son impact sur la santé mentale, ainsi que les différences de traitement sensoriel.
L’un des points importants est que ces outils ont été adaptés pour tenir compte de la perception autistique, corrigeant ainsi un biais méthodologique fréquent dans les études antérieures, conçues presque exclusivement pour des populations non autistes.

Les résultats sont nets.
Les personnes autistes présentent des niveaux plus élevés de solitude et de détresse associée à cette solitude que les personnes non autistes.
Cette solitude est fortement corrélée à l’anxiété et à la dépression.
Mais surtout, l’étude montre que les différences sensorielles jouent un rôle central dans ce mécanisme.
Ce ne sont pas seulement les relations sociales qui posent problème, mais l’environnement dans lequel elles ont lieu. Bruit, lumière, densité humaine, imprévisibilité des interactions, tout cela transforme la socialisation en effort coûteux, parfois insoutenable.

La seconde partie de l’étude repose sur des conversations libres entre adultes autistes, sans grille préétablie rigide.
Ces échanges permettent de faire émerger des thèmes récurrents : le besoin de liens profonds, la difficulté à être compris, le sentiment d’être présent physiquement mais absent socialement, et surtout cette tension permanente entre le désir de relation et la nécessité de s’isoler pour récupérer.
Loin de confirmer l’idée d’un désintérêt pour autrui, ces témoignages décrivent au contraire une quête de relations signifiantes, souvent entravée par des cadres sociaux inadaptés.

Toutefois, aucune étude sur l’autisme ne peut être lue honnêtement sans être replacée dans l’histoire de ce champ de recherche. Les cadres théoriques et diagnostiques actuels reposent encore largement sur des travaux élaborés dans les années 1940, à une époque où l’autisme était observé à travers un prisme étroit, normatif, et profondément biaisé. Les premières descriptions cliniques se sont construites presque exclusivement à partir d’enfants mâles, blancs, issus de milieux occidentaux, dans un contexte politique et idéologique marqué par l’eugénisme et la hiérarchisation des vies.

Les travaux de Hans Asperger , menés dans l’Autriche des années de guerre, s’inscrivent pleinement dans cette histoire.

Médecin nazi, engagé dans un système politique fondé sur la hiérarchisation des vies et l’élimination des individus jugés ‘inadaptés’, Hans Asperger fut à la fois intéressé par la science et profondément compromis dans un appareil idéologique criminel.
Ce double héritage explique en grande partie pourquoi la littérature scientifique contemporaine a progressivement abandonné le terme ‘syndrome d’Asperger’, au profit de formulations comme ‘autisme sans déficience intellectuelle’ ou ‘autisme de niveau 1’.
Ce changement n’est pas qu’une querelle terminologique.
Il marque la volonté de rompre avec une classification issue d’un contexte eugéniste, sexiste et racialement biaisé.
Dans l’usage courant, entre personnes concernées, le terme ‘aspie’ subsiste parfois, de manière affectueuse ou identitaire.
Mais il n’a plus, et ne doit plus avoir, de statut scientifique.

Sans réduire l’ensemble de la recherche contemporaine à ces origines, il est impossible d’ignorer les angles morts qu’elles ont produits.
L’autisme a longtemps été pensé comme une condition masculine, blanche, et socialement lisible.
Les femmes autistes ont été, et restent encore largement, sous-diagnostiquées ou diagnostiquées tardivement… ou pas diagnostiquées du tout.
Les personnes autistes noires ou asiatiques subissent des biais supplémentaires, liés aux stéréotypes culturels, aux représentations médicales dominantes et à une défiance institutionnelle persistante.

L’étude Autism in Adulthood tente de corriger certains de ces effets, notamment en donnant la parole à des adultes autistes et en adaptant ses outils. Mais elle n’échappe pas totalement à cet héritage.
Les participants sont majoritairement des personnes déjà diagnostiquées, capables de verbaliser leur expérience, sans déficience intellectuelle associée.
Ce choix est méthodologiquement cohérent, mais il rappelle aussi qui reste encore à la marge de la recherche, et donc du savoir produit.

Lire cette étude depuis une expérience autistique adulte, blanche et masculine impose alors une double lucidité.
Oui, la solitude décrite résonne profondément.
Oui, l’épuisement social, l’incompréhension et le retrait contraint sont des réalités quotidiennes.
Mais il serait malhonnête de ne pas reconnaître que cette expérience s’inscrit aussi dans une position de privilège. Être autiste, mais blanc, en France, et identifié comme homme, facilite l’accès au diagnostic, à la reconnaissance, et parfois aux ressources.
Le dire n’atténue en rien la violence vécue. Cela permet simplement de replacer cette violence dans un cadre plus large, plus juste, et politiquement responsable.

🔎 Entre personnes autistes : une compatibilité sous-estimée

Un point central de l’expérience autistique est souvent à peine évoqué dans la littérature scientifique, et presque jamais dans les articles grand public : il est, dans bien des cas, plus simple et plus fluide d’interagir entre personnes autistes.

Cette facilité relative ne relève ni du repli communautaire, ni d’une forme d’exception culturelle. Elle repose sur des mécanismes concrets, observables et répétés :

  • Une reconnaissance mutuelle quasi immédiate, là où les personnes non autistes projettent souvent des jugements rapides (‘bizarre’, ‘extraterrestre’) ou contestent le diagnostic lorsqu’un autiste ne correspond pas à leurs stéréotypes.
  • Une communication plus directe, avec moins d’implicites sociaux inutiles, moins de malentendus sur les silences ou les temps de réponse.
  • Un respect spontané des centres d’intérêt intenses, parfois qualifiés d’obsessions, perçus non comme des anomalies mais comme des modes légitimes d’engagement et de relation au monde.

Ce fonctionnement est cohérent avec des travaux montrant que les relations entre personnes autistes sont souvent plus stables et moins conflictuelles que celles nouées avec des personnes non autistes. Il ne s’agit pas d’un déficit d’empathie, mais d’une question de compatibilité cognitive et communicationnelle. Ce que certains chercheurs décrivent comme ‘double empathie’ correspond, vu de l’intérieur, à un décalage réciproque, et non à une incapacité unilatérale.

Autrement dit, la solitude autistique n’est pas l’absence de relations. Elle est fréquemment le résultat d’un environnement humain qui exige, en permanence, de masquer, corriger ou justifier sa manière d’être.

Différences sensorielles et fatigue sociale

Parler de solitude autistique sans parler de surcharge sensorielle revient à commenter un effondrement en ignorant la gravité.
C’est pourtant ce que font encore beaucoup de discours, y compris bien intentionnés.
L’étude publiée dans Autism in Adulthood a le mérite de remettre ce facteur au centre, là où il aurait toujours dû être.

Les personnes autistes traitent les stimuli sensoriels différemment.
Ce constat est connu, mais ses conséquences sociales restent largement sous-estimées.
Bruits de fond constants, lumières agressives, odeurs envahissantes, mouvements imprévisibles, densité humaine élevée, tout cela ne constitue pas un simple inconfort. C’est une charge cognitive permanente. Une sollicitation continue qui épuise bien avant que la moindre interaction sociale ne commence.

Dans ce contexte, la socialisation n’est pas un espace neutre où il suffirait d’apprendre les bons codes. Elle devient un environnement hostile, énergivore, parfois douloureux.
L’effort demandé pour simplement être présent, écouter, répondre, se tenir droit, filtrer les informations pertinentes, ignorer le reste, est colossal. Et cet effort est invisible. Pour les autres, tout semble normal.
Pour la personne autiste, chaque minute est un calcul.

L’étude montre clairement que les différences sensorielles sont fortement associées à l’impact de la solitude sur la santé mentale.
Autrement dit, ce n’est pas seulement l’absence de relations qui pèse, mais le coût exorbitant de celles qui sont possibles.
Ce coût explique en grande partie le retrait social observé chez de nombreux adultes autistes.
Non pas par désintérêt, mais par nécessité physiologique et cognitive.

Ce point est essentiel, car il permet de sortir d’une lecture morale ou psychologisante.
Se retirer d’un environnement trop stimulant n’est pas un échec relationnel. C’est une réponse rationnelle à une contrainte excessive.
Le problème n’est pas l’incapacité à socialiser, mais l’obligation de le faire dans des conditions qui ne tiennent aucun compte des besoins sensoriels.

Ce mécanisme crée un cercle vicieux.
Plus l’environnement social est perçu comme coûteux, plus il est évité. Plus il est évité, plus la solitude s’installe. Et plus cette solitude s’installe, plus elle est associée à l’anxiété et à la dépression.

Ce n’est pas un trait de personnalité.
C’est une dynamique systémique.

Comprendre cela change profondément la lecture de la solitude autistique.
Elle n’est pas le signe d’un manque de désir de lien, mais la conséquence logique d’un monde social pensé pour d’autres corps, d’autres cerveaux, d’autres seuils de tolérance.
Tant que cette réalité sensorielle est ignorée, les appels abstraits à l’inclusion resteront des incantations sans effet.

Solitude éthique et abandon social

La solitude autistique ne se résume pas à l’isolement, ni même à la somme des retraits successifs imposés par la fatigue sensorielle. Il existe une forme plus profonde, plus corrosive, que l’étude évoque explicitement et qui mérite d’être nommée pour ce qu’elle est : une solitude produite par l’abandon.

Les autrices mobilisent ici le concept de ‘solitude éthique’, forgé par la philosophe Jill Stauffer .

Il désigne le sentiment éprouvé par des personnes dont les appels à l’aide ne rencontrent aucune réponse, dont l’existence même semble devenir interchangeable, négligeable, voire jetable aux yeux de la société.
Initialement pensé dans le contexte des prisonniers de guerre ou des victimes de violences politiques, ce concept trouve une résonance troublante dans l’expérience de nombreux adultes autistes.

Ce qui fait basculer de la solitude ordinaire vers la solitude éthique, ce n’est pas seulement l’absence de relations, mais l’expérience répétée de l’inutilité de la demande.
Demander de l’aide, tenter d’expliquer, signaler une difficulté, appeler une ligne d’écoute, et constater que rien ne vient.
Pas de réponse.
Pas de relais.
Pas même un refus explicite.
Juste le vide.

L’étude rapporte des témoignages précis, sans emphase, qui décrivent ce moment où l’effort de communication ne produit plus rien. Où la parole ne circule plus. Où l’on comprend, non pas intellectuellement mais corporellement, que l’on ne compte pas.
Cette expérience est particulièrement violente pour des personnes qui ont déjà appris, souvent très tôt, que se faire comprendre demande un effort supplémentaire, constant, rarement reconnu.

La solitude éthique ne naît donc pas d’un défaut de socialisation.
Elle est le produit d’un système social qui fonctionne sur des normes implicites, rigides, et qui n’a ni les outils ni la volonté de répondre à ceux qui s’en écartent.
Lorsque les dispositifs de soutien existent, ils sont souvent inadaptés, saturés, ou conçus pour des profils qui ne correspondent pas aux réalités vécues par les adultes autistes.
Le message implicite devient alors limpide : débrouille-toi.

Ce point est décisif, car il renverse la responsabilité.
Si la solitude autistique prend cette forme extrême, ce n’est pas parce que les personnes concernées ne feraient pas assez d’efforts, mais parce que la société a cessé de répondre.
Il ne s’agit plus d’un problème relationnel, mais d’un manquement éthique.
D’une rupture du contrat minimal qui lie une communauté à ses membres les plus vulnérables.

À ce stade, parler de résilience individuelle ou d’adaptation personnelle relève presque de l’indécence.
Tant que les environnements sociaux, institutionnels et politiques resteront conçus sans intégrer les réalités sensorielles et communicationnelles de l’autisme, la solitude continuera de produire ses effets les plus destructeurs.
Et elle continuera d’être présentée, à tort, comme un problème individuel, alors qu’elle est l’un des symptômes les plus clairs d’un abandon collectif.

Lire cette étude depuis l’intérieur

Lire cette étude depuis une position autistique adulte ne provoque ni surprise, ni révélation.
Elle produit autre chose, de plus discret et plus lourd à la fois : une confirmation.
La confirmation que ce qui a longtemps été vécu comme un échec personnel, une difficulté individuelle ou une maladresse sociale relève en réalité de mécanismes bien identifiés, désormais documentés, mais encore insuffisamment pris en compte.

L’étude ne dit rien de spectaculaire.
Elle ne révèle pas une souffrance cachée.
Elle met simplement des mots précis sur une expérience connue, répétée, souvent banalisée.
Elle montre que la solitude autistique n’est pas un manque de désir de lien, mais une conséquence directe de la manière dont le monde social est structuré, perçu et imposé.
Elle montre aussi que les différences sensorielles, longtemps reléguées au rang de particularités secondaires, sont au cœur de cette dynamique.

Lire ces résultats depuis l’intérieur, c’est aussi mesurer ce qu’ils ne disent pas encore pleinement.
La lenteur du changement diagnostique. La persistance des biais historiques. L’inégale distribution de la reconnaissance et des ressources.
Être autiste, blanc, en France, et identifié comme homme n’annule rien de la difficulté vécue. Mais cela rend possible un diagnostic, une parole, une lecture de la science que beaucoup d’autres n’auront pas.
Cette position oblige.
Elle impose de ne pas parler seulement pour soi.

Ce texte n’est donc ni un témoignage, ni une prise de position affective.
Il est une tentative de mise en cohérence.
Entre ce que la science commence à établir, ce que les personnes autistes savent depuis longtemps, et ce que la société continue trop souvent à ignorer.
Lire depuis l’intérieur n’est pas un biais.
C’est parfois la seule manière de voir ce que les cadres dominants rendent invisibles.

Conclusion

La solitude autistique n’est pas une énigme psychologique
C’est un symptôme.

Le symptôme d’environnements sensoriels inadaptés, de normes sociales rigides, et d’un abandon institutionnel largement normalisé.
Tant que ces dimensions resteront traitées comme secondaires, la solitude continuera d’être renvoyée à l’individu, alors qu’elle est, fondamentalement, un produit du collectif.

La science commence à le documenter.
Les personnes concernées le savent depuis longtemps.
Il reste désormais à en tirer les conséquences.

Sources & références
Références bibliographiques
  • Quadt, L., Williams, G., et al., “I’m Trying to Reach Out, I’m Trying to Find My People”: A Mixed-Methods Investigation of the Link Between Sensory Differences, Loneliness, and Mental Health in Autistic and Nonautistic Adults, Autism in Adulthood, 2023. Texte intégral en accès libre : PubMed Central (PMC) .
  • Mora, L., La solitude chez les personnes autistes : un fléau méconnu, Sciences et Avenir, 17 novembre 2023.

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