María Corina Machado salue la foule après l’annonce de son prix Nobel de la paix.

Prix Nobel de la paix : dans ta gueule, orange man !

Il y a des jours où le monde se redresse un peu, juste assez pour qu’on ait envie d’ouvrir une bière tiède en regardant les puissants grimacer.
María Corina Machado, opposante vénézuélienne, vient de décrocher le prix Nobel de la paix.
Et quelque part, dans un bunker doré de Floride, le petit Donald doit mâchonner sa cravate rouge.

Parce que ce Nobel, c’est un doigt d’honneur élégant envoyé à tous les populistes du monde : ceux qui hurlent à la fraude dès qu’ils perdent, qui traitent les journalistes d’ennemis, et qui font passer la haine pour du courage.
Machado, elle, n’a ni tanks, ni tweets hystériques.
Elle a résisté avec des mots, avec des gens, avec la rue.
Bref, l’exact opposé de Trump : pas un gourou, pas une marque, pas une pathologie collective, une femme debout !

Personne n’a jamais cru une seconde que Trump décrocherait un jour le prix Nobel de la paix.
Mais le simple fait que le Nobel aille à quelqu’un comme Machado, c’est déjà une quiche dans le museau du violeur orange.
Et ça fait plaisir, oui, de le voir rager sur son réseau social en plastique, entre deux majuscules paranoïaques.

Je ne cautionne pas tous les choix du comité Nobel, surtout pas le tour de passe-passe qui a fait d’Obama un lauréat avant même qu’il n’ait commencé à gouverner. 
À la fin de son mandat non plus, d’ailleurs, il n’avait pas vraiment œuvré pour la paix.
Mais Trump, lui, n’arrive même pas à la cheville d’Obama. 
Il n’a que ses colères de sale gosse d’école maternelle, convaincu que le monde entier lui doit une ‘sucette’ et un trône alors que sa place est en prison…

Alors oui, cette fois, c’est symbolique, presque ironique : une femme du Sud, opposante à une dictature, récompensée pour sa ténacité.
Pendant que les mâles blancs d’extrême droite s’étranglent d’indignation, la paix, elle, sourit ailleurs.

Et pour une fois, ça fait du bien.

Une réaction, un désaccord, une idée ?
Cliquez sur la bulle 💬 rose en bas à gauche pour laisser un commentaire.
Je lis tout. Je réponds toujours.

Envie de faire circuler cet article ?
Vous pouvez le partager via les icônes en haut ou en bas de cette page.

Envie de suivre les prochaines publications ?
→ S’abonner à la newsletter

5 1 vote
Évaluation de l'article

Publications similaires

  • Jésus, juif de gauche

    Exégèse politique d’un contresens historique Ce texte ne s’adresse pas aux catéchumènes trop zélés, ceux pour qui la ferveur tient lieu de méthode et la répétition de pensée.Il suppose un lecteur adulte, disposé à lire un texte ancien sans l’embaumer, à en accepter la rugosité, les aspérités, les silences, et à admettre qu’un message spirituel…

  • Solitude autistique : quand le monde social devient structurellement hostile

    Cet article m’est arrivé sans prévenir, comme souvent, par la bande. Un papier de Sciences et Avenir, relayant une étude scientifique récente sur la solitude chez les personnes autistes. Rien d’exotique, rien de spectaculaire. Juste un sujet que je connais intimement, pour m’y être heurté toute ma vie, presque chaque jour. J’ai donc lu l’étude originale….

  • |

    Carbofascisme : il n’y a rien qui va

    On vit une époque merveilleuse : la planète chauffe, les scientifiques s’époumonent, les catastrophes se multiplient, et une partie du monde politique répond avec un sourire de vendeur de barbecue : “Plus de pétrole. Plus de gaz. Et fermez-la.” Il y a un mot pour ça : carbofascisme.Le terme dit exactement ce qu’il faut entendre. Pas…

  • Quand un budget ressemble à une fin de règne

    La droite locale et le budget-vitrine : manuel d’illusion comptable Il existe, dans l’ouest lyonnais, une commune résidentielle, confortable, bien coiffée, que nous appellerons ‘É’ par discrétion, ou par politesse élémentaire envers ses habitants. Ou juste pour le plaisir jubilatoire de l’hypocrisie qui ne trompe personne. À première vue, tout y respire la respectabilité.Fiscalité stable….

  • A festa di a Nazione

    Une histoire qui hésite entre l’archive et la légende Il existe en Corse une date qui flotte entre la mémoire et le mythe. Le 8 décembre, on célèbre A festa di a Nazione, fête nationale d’une nation qui a existé par intermittence, s’est rêvée souvent, et dont certaines pages furent rédigées à la hâte, dans la poudre…

  • Syndrome du pénultième : la peur de tomber plus bas

    L’être humain n’a pas peur de la pauvreté. Il a peur du pauvre.C’est la leçon amère du syndrome du pénultième, ce trouble collectif qui fait préférer la stagnation à la solidarité. Formulé par les économistes Ilyana Kuziemko (Princeton) et Michael I. Norton (Harvard), le concept décrit cette réaction étrange : ceux qui vivent juste au-dessus du…

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires